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 un certain 17 ocdtobre 1961 à paris .

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JILLA
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MessageSujet: un certain 17 ocdtobre 1961 à paris .   Mer 17 Oct - 21:20

Maurice Papon :

le génocide prémédité un certain 17 octobre 1961.
resterat'il ! impuni ?


Pour avoir organisé la deportation de 1600 Juifs, Papon FUT rattrappé par son passé vichyisste.
Cependant une chape de pomb et une Date conspiration diu silence s'est abattue sur le passé de Papon dans sa dimension "17 ocotbre 1961.

Ce qui s'était passé à Paris 46 ans auparavant alors que Maurice Papon était préfet de police sous de Gaulle.
A cette époque, au moment où la guerre d'Algérie était à son paroxysme, des centaines d'Algériens avaient été tués et près de 12.000 arrêtés dans la capitale française à l'occasion d'une manifestation pour l'indépendance de leur pays et qui avait fait descendre dans la rue 30.000 d'entre eux.

Papon sera préfet de police de Paris en mars 1958 . De Gaulle le confirmera à son poste avec pour mot d'ordre de «tenir Paris» pendant qu'il essaie à long terme de trouver une solution négociée avec les Algériens. Papon n'est pas un inconnu pour de Gaulle.

En août 1944, il avait déjà été au service d'un homme de confiance de de Gaulle, car, selon la déposition d'un témoin gaulliste au procès de Papon: «A la Libération, de Gaulle avait puisé dans la fonction publique de Vichy pour reconstruire le pays.»
Le 5 octobre 1958, Papon décrète un couvre-feu aux Algériens leur interdisant de sortir entre 20 heures 30 et 5 heures 30 - ce couvre-feu est anticonstitutionnel car il instaure une ségrégation à l'égard d'une population qu'on reconnaît à son faciès.

C'est littéralement le début d'une chasse au faciès dans les rues de Paris. Au Bois de Vincennes, un camp d'internement est construit, semblable en tout point à celui de Mérignac du temps du régime de Vichy.

Les rafles sont nombreuses et les travailleurs algériens se plaignent du traitement que leur inflige la police française, qui leur fait subir des tabassages.
En octobre 1961 : au cours d'une cérémonie à la mémoire d'un policier assassiné par le F.L.N., Maurice Papon déclare : " Pour un coup reçu, nous en porterons dix" ; il dit aussi aux policiers que, s'ils se sentent menacés, ils doivent tirer les premiers : " vous serez couverts " Les méthodes de Papon ne sont pas acceptées de tous.

Un ancien déporté à Dachau, Edmond Michelet qui est ministre de la Justice depuis 1959, proteste publiquement contre la torture. En octobre 1961 la situation s'aggrave et l'atmosphère est chauffée parmi les policiers.

Les paroles de Papon, prononcées le 2 octobre 1961 sont reproduites comme suit: «Pour un coup reçu, nous en rendrons dix.» Il encourage les policiers à tirer les premiers: «... on vous couvrira, vous serez en état de légitime défense.»

Pour protester contre le couvre-feu incessant le FLN ordonne à ses militants de manifester pacifiquement le soir dans les rues de Paris.

Il appelle à une manifestation de masse le 17 octobre à partir de 20 heures 30 en demandant aux Algériens de se rendre avec leurs familles sur les lieux les plus connus de Paris. 30.000 Algériens prennent part à cette manifestation parmi eux se trouvent des femmes et des enfants.

Dans le but de gagner la sympathie de la population parisienne pour leur manifestation pour la paix et l'indépendance, le FLN leur avait donné pour stricte consigne que toute arme «même une épingle» était prohibée.

Ils tomberont dans un guet-apens ignoble.

Dès l'après-midi du 17 octobre, Papon rassemble les forces de police bien équipées et les rafles au faciès commencent systématiquement avec l'arrivée des Algériens dans le centre de Paris.

Près des bouches de métro les Algériens sont arrêtés par les policiers et embarqués dans les cars de police et les bus de la RATP pour les conduire au Palais des Sports à la Porte de Versailles, au stade de Coubertin voire au tristement célèbre Vél'-d'Hiv' où, en 1942, des milliers de juifs avaient été rassemblés avant leur déportation. Des «comités d'accueil» de la police se livrent à des brutalités meurtrières sur les Algériens.

Dans la cour de la préfecture de la police sur l'Ile de la Cité de plus en plus d'Algériens sont amenés et tabassés en présence de Papon, certains même étranglés.

Dans le courant de cette nuit, d'après les chiffres actuels, 11730 Algériens seront interpellés et transportés à différents endroits, dont le camp d'internement du Bois de Vincennes.

Des semaines durant, des cadavres seront repêchés dans la Seine. Le bilan officiel fait état de trois morts - il s'agirait de règlements de compte entre factions rivales d'Algériens.

L'action de la police s'était réduite à faire monter des Nord-Africains dans des autobus pour leur propre sécurité

De Gaulle couvre Papon et fait taire tous ceux qui réclament la tête du préfet de police: «La manifestation était interdite.

Le préfet de police a reçu mission et avait le devoir de s'y opposer.

Il a fait se qu'il devait faire.»

C'est ainsi que, de 1958 à 1967, Papon aura été préfet de police sous trois premiers ministres gaullistes: Michel Debré, Georges Pompidou et Couve de Murville. Mais sa carrière est loin d'être terminée. Raymond Barre, premier ministre dans le gouvernement de Giscard d'Estaing lui confiera en 1978 le ministère des Finances.

Jean-Louis Debré, le fils de Michel Debré, devient alors son chef de cabinet.
En avril 1998 Maurice Papon est condamné à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l'humanité.

Il ne sera toutefois nullement tenu compte de son rôle dans l'après-guerre. Les documents pouvant faire la lumière sur les évènements ayant trait à la guerre d'Algérie sont tout particulièrement touchés par cette mesure.

En février 1999 remarque Libération: «Dès la fin de la guerre, l'amnistie , décidée avec une rapidité et une générosité sans équivalents dans notre histoire (aucun des coupables de ce massacre et des morts de Charonne n'a été inquiété), se double en effet d'amnésie de l'Etat.»

Après le témoignage d'Einaudi lors du procès de 1997 les archives furent tout juste entrouvertes puis fermées Au lieu d'ouvrir les archives, le ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, charge son collaborateur, le conseiller d'Etat Dieudonné Mandelkern d'examiner les archives de la préfecture de police de Paris et du ministère de l'Intérieur.

Le 8 janvier 1998, Mandelkern remet son rapport à Chevènement. Il y corrige de façon extrêmement circonspecte, la version officielle à savoir qu'il n'y avait eu que trois morts le 17. Octobre 1961.

On apprendra cependant qu'une deuxième note adressée le 2 novembre 1961 directement à Debré, souligne que les assassinats résultent dans une large mesure d'actions policières.

Le rapport Geronimi révèle indubitablement que les autorités gouvernementales étaient parfaitement informées de ces faits. Einaudi réitère ses accusations dans une lettre adressée au journal Le Monde. (2).
« De même, les ouvrages de Paulette Péju , révèlent une topologie parisienne de la terreur d'Etat avec ces quartiers "cibles" que furent le XIIIeme arrondissement, Belleville et la Goutte-d'Or notamment.

Là, la Cinquième République et l'État d'exception, qu'elle imposait aux " Français musulmans d'Algérie " comme on disait alors, laissaient libre cours à leur toute puissance meurtrière en étendant, au territoire de la métropole, les méthodes en vigueur depuis plusieurs années déjà en Algérie. ..

Grâce à elle, un récit circonstancié de ce passé criminel de l'État français prend corps, une chronologie et une topologie de la torture dans la capitale se mettent en place contre l'histoire officielle.

Elles disent une chose essentielle :
ce qui a été perpétré n'appartient pas au registre de " bavures " marginales dont seraient responsables quelques individus agissant sous l'empire des passions et des circonstances.

Ce qui a été perpétré ressortit, au contraire, à un plan concerté, organisé et mis en oeuvre par les plus hautes autorités politiques et policières de l'époque qui ont décidé d'appliquer aux " Français musulmans d'Algérie " vivant en France un état d'exception permanent où les tortures, les séquestrations arbitraires, les enlèvements pour des motifs raciaux et politiques ne sont pas des accidents liés à des dysfonctionnements mais la norme de cet état d'exception.

« Les livres de Paulette Péju ruinent ce schéma convenu et rassurant qui permet de nourrir un récit enchanté de l'histoire en opposant une métropole toujours démocratique et exempte de crimes, à un ailleurs tyrannique et tortionnaire. A leur lecture, on découvre que cette frontière, qui sépare l'État de droit de l'État d'exception, ne coïncide pas au tracé réputé harmonieux de l'Hexagone.

Elle repose sur des discriminations dont les fondements sont politiques, raciaux et religieux parfois puisque celles et ceux qu'elle inclut, soit dans un ordre de type démocratique, soit dans un ordre d'exception, le sont sur la base de leur identification comme Français ou comme arabes, réputés terroristes et forcément musulmans.

" Enlèvements suivis de torture ou d'actes inhumains, inspirés par des motifs politiques ( …) raciaux ou religieux et organisés en exécution d'un plan concerté ", ce sont là les termes de l'article. 212-1 du nouveau Code Pénal qui définit le crime contre l'humanité. C'est cette réalité que révèle Paulette Péju, ce sont ces crimes qui doivent être aujourd'hui reconnus par les dirigeants de ce pays.

Une atre anomalie qu'il faut bien relever, c'est la surdité et la myopie intellectuelle des bines pensants de "Droite " et de Gaucge" quand il s'agit des droits de l'homme dans "l'absolu".

L'exempartié de la justice dans sa dimension punition du crime contre l'humanité à juste titre contre Maurice Papon dans l'affaire des déportés est-elle une singularité ? Les "humanistes auto-proclamés" notamment les intellectuels Juifs de France si propts à dégainer contre tout ce qui est "facies" ont-ils une échelle étalonnée de la douleur humaine au point de ne voir que celles des déportés et pas celle des Algériens et Algériennes jetés dans la Seine un soir et jour d'octobre 1961 ?

La question reste posée.
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El Hermano
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MessageSujet: Re: un certain 17 ocdtobre 1961 à paris .   Jeu 18 Oct - 20:37

Mes avis que si ce fait est oublié, c' est parce qu' il ne choque encore pas assez les esprits des trop nombreux français qui oublie que les immigrés magrébains ne sont pas des marchandises dont on passe le code barre pour en vérifier la qualité.
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PauZ
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MessageSujet: Re: un certain 17 ocdtobre 1961 à paris .   Ven 19 Oct - 0:56

C'est aussi que certaine personne font disparaitre l'information.
Et el hermano, si ça ne choque pas assez d'esprit c'est parce que pas assez d'esprit ont connaissance de ces actions.

En tout cas, merci Jilla pour ces informations!
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JILLA
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MessageSujet: Re: un certain 17 ocdtobre 1961 à paris .   Sam 20 Oct - 12:09

PauZ a écrit:
C'est aussi que certaine personne font disparaitre l'information.
Et el hermano, si ça ne choque pas assez d'esprit c'est parce que pas assez d'esprit ont connaissance de ces actions.

En tout cas, merci Jilla pour ces informations!

bonjour !
de rien citoyen ! c'est le devoir de verité .
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MessageSujet: Re: un certain 17 ocdtobre 1961 à paris .   

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